Par Jonas Denis Publié le Actu Bordeaux Voir mon actu
Plus d’une dizaine de masques et de costumes envahissent le salon de Salim Ejnaïni, 30 ans, habitant de Libourne (Gironde).
Spiderman, Iron Man ou encore le Bouffon vert, les personnages de l’univers Marvel sont omniprésents. « Je suis content, mon projet prend de l’ampleur. J’ai fabriqué tous les masques depuis avril 2020 », assure-t-il fièrement en posant devant ses créations, qu’il crée à l’aide de ses mains et de plusieurs imprimantes 3D.
Sa particularité ? Salim Ejnaïni est aveugle depuis qu’il a 16 ans à cause d’un cancer de la rétine aux deux yeux. Pour lui, rien n’est impossible et il veut donner de l’espoir aux jeunes malvoyants.
Le jeune trentenaire prend dans ses mains un casque d’Iron Man électrique. « Je suis vraiment fier de celui-là, c’est l’un des premiers que j’ai réalisés », affirme-t-il en ouvrant la visière et en la refermant. « On s’y croirait presque », s’amuse-t-il en l’enfilant.
C’est en 2008, juste avant la sortie du film Iron Man que Salim Ejnaïni est devenu aveugle : « Le souvenir que j’ai du personnage, c’était l’affiche du film ! »
Trying to remember how to type Spanish accents... And failing miserably.
— Karis Bouillon Wed Mar 28 15:49:25 +0000 2012
Avant son opération, Salim a pu jouer à des jeux vidéo, regarder les films Spiderman et se passionner pour les super-héros. « Ce n’était pas gagné, ma vue revenait à regarder dans une paille et au bout, c’était flou », se souvient-il.
En perdant la vue, il s’est décidé à poursuivre cette passion mais d’une autre manière. « J’ai commencé à collectionner les figurines, toutes sortes d’objets. Aujourd’hui, je les fabrique moi-même », explique-t-il.
Salim Ejnaïni s’empare du masque du Bouffon vert, un méchant dans l’univers Marvel. « Celui-là, j’ai mis dix jours pour le fabriquer. Le temps varie en fonction des costumes. Ça va dépendre de la précision, de la taille, etc », détaille-t-il.
Mais avant de les imprimer, sa compagne l’aide à sélectionner les fichiers des costumes qu’il trouve sur internet. « Elle me décrit comment il est sur la photo et je l’imagine. Je sais très bien ce que je veux, on ne peut pas se tromper », expose-t-il.
Ensuite, il se charge du reste. « Je peins, je finalise les détails. Le rendu des imprimantes peut-être mal fait quelques fois. » Alors il prend le masque dans ses mains, l’analyse au toucher et reconnaît ce qui ne va pas.
Mais outre ses ambitions qui passent par sa chaîne Youtube notamment. Il veut se rendre dans les hôpitaux. « J’aimerais voir les enfants qui souffrent de la même maladie ou similaire à celle que j’ai eue pour leur montrer que plus tard, ils peuvent devenir des super-héros, en quelque sorte. »
Cet article vous a été utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu Bordeaux dans l’espace Mon Actu . En un clic, après inscription, vous y retrouverez toute l’actualité de vos villes et marques favorites.
Partagez
Actu Bordeaux Voir mon actu